Happy new year

Happy new year

En 2015, en France, c’était une première, on n’arrivait pas à se souhaiter bonne année. Difficile de se souhaiter bonne année tant chacun était triste de la façon dont elle avait commencé. Oui, tous nous étions tristes, suffisamment pour remettre en cause sans discussion une convention bien ancrée. En 2016, on n’y arrivait pas tellement mieux. On était surtout soulagé d’en finir avec cette année pourrie. ça ne ressemblait pas franchement à de l’espoir.

Je voulais me souvenir de ce qui a été bien, en 2015. Je n’ai pas trouvé grand chose.

  • Le 11 janvier. On peut gloser, mais nous étions des millions, partout. Un citoyen majeur sur dix était dehors. Nous n’avons jamais connu une mobilisation aussi large et massive. Ce que nous avons vécu dans ces cortèges record est indescriptible. Je me suis sentie fière de mon pays, ce jour-là.
  • L’Allemagne. C’était le désespoir du citoyen impuissant, la litanie des victimes et de la compassion individuelle qui peut peu. Et puis l’Allemagne est arrivée, elle a ouvert ses portes, a souhaité bienvenue aux familles, aux enfants épuisés, et grâce à elle l’Europe a un tout petit peu moins perdu son âme. Merci Angela.
  • La COP21. Bon, d’abord, on l’a tenue, ce qui n’était pas gagné. On n’a pas pu manifester, on a annulé plein de choses, mais on l’a eue, notre COP21: et au final, tout le monde était content. Pourquoi c’est bien ? Si tout le monde est à peu près d’accord sur le problème, c’est un bon point de départ.

Maintenant je me demande. Qu’en reste-t-il, de ces choses ? Est-ce qu’il n’y aurait pas moyen de les réactiver un peu ? L’avantage, avec un but de Payet, c’est qu’on sait tout de suite que ce n’est pas fait pour durer.

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